2/12/2007

"Jacquou" ma critique

MON AFFICHE:Jacquou Le croquant: mon avis
Le film était annoncé et attendu depuis plus d'un an et les critiques attentaient Laurent Boutonnat... au tournant!
Le projet qu'on disait déjà monumental (Boutonnat oblige) était enthousiasmant car le choix de Gaspard Ulliel semblait judicieux! A juste titre.
Et depuis, voilà, le film est sorti et finalement c'est un succès (malgré les mauvaises critiques) et on peut donc dire que Laurent Boutonnat n'est plus un cinéaste maudit... Gaspard Ulliel est d'autant plus "bankable"!


Donc, pour différentes raisons (principalement la curiosité et la fin d'une certaine précarité financière) j'ai vu le film. Je dirai pour commencer que c'est un film en 2 parties et cela m'a un peu décontenancé même si c'est logique dans le contexte. Au début j'étais moyennement dedans surtout quand j'ai vu que le réalisateur avait mis quelques pointes d'humour pour évoquer le bonheur (en sachant que l'humour et la joie de vivre c'est pas la tasse de thé de Mr Boutonnat) et puis finalement, Léo Legrand aidant je suis rentré dedans, et j'ai même était complètement fasciné par ce petit Jacquou ( très bien interprète) tout à fait dans la veine d'un Oliver Twist made in France mais sans en être un pâle copie. L'acteur ,donc, s'en sort bien (il a tout d'un grand!) et l'esthétique est au rendez-vous. Bon, l'histoire des parents est un peu exagéré quand on garde un regard d'adulte mais la partie où Jacquou est abandonné (par la vie) puis recueilli est une belle performance.
Et puis ce qui devait arriver arrive: Jacquou grandit et là Gaspard prend la relève. Et bien je dois dire que sur le coup j'étais un peu déçu, je serai bien resté contemplatif devant l'histoire de ce petit Jacquou pendant encore quelques dizaines de minutes.
Mais bon ,Gaspard prend habilement le rôle et ressemblance physique aidant on ne se pose plus de questions et le film prend son rythme.
D'une certaine façon on passe, au fur et à mesure, de la contemplation d'une vie rugueuse mais presque heureuse à des événements historique, c'est la première option que je préfère, Gaspard est très bien filmé, Laurent vante sa photogénie, il devient finalement le pendant masculin évident des héroïnes blafardes et sexy que l'on connaît. A mon avis Laurent Boutonnat est fait pour ça et c'était d'ailleurs l'intérêt de son 2ème film "Giorgino", c'est plus de l'ordre de la peinture que du film d'action.
En fait, je ne vais pas mentir (de toute manière les principaux intéressés ne liront pas) les scènes d'actions essentielles m'ont ennuyé: trop long, trop gentillet (la relation de Jacquou avec une fiancée officielle plutôt banale) et presque trop réaliste. Ce qui m'a plu c'est la relation du jeune orphelin avec son curé-père adoptif, la séduction étrange de l'aristocrate rebelle (très bien interprètée par Bojana Panic, une nouvelle Nathalie Cardone?) et puis la scène au fond du puitsGaspard a une composition très physique mais intense en émotions brutes.
Pour conclure je dirai que le film fut agréable, intéressant et assez "touchant" donc sincère. Malgré tout j'ai regretté quelques longueurs et j'ai appris par la suite qu'au départ le projet prévoyait 2 films au lieu d'1, je me dis que cela aurait peut-être était mieux (à conditions que chacun ne dure pas 3h). Gaspard s'en sort très bien et je suis content de le voir dans ce rôle car j'ai toujours pensé qu'il avait une bouille de p'tit campagnard écorché vif ( ref: chanson "L'âme des vandales"). Mes deux coups de coeur sont pour Léo et Bojana et je précise (accessoirement) que Gaspard est très investit dans le film au point de se dénuder en intégrale, ce qui me ferai dire "muses ou égéries... pourvu qu'elles soient douces"!


1 commentaire:

manue a dit…

coucou fab,
quel joli petit blog!!!
Pas mal ton travail sur la typo de gaspard
bizzzzzzzz